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À vos marques, prêts… Fertilisez!

Publié le 14 décembre 2020

Article écrit par STÉPHANIE LEPAGE, Experte-conseil Agroenvironnement / Végétal / Ovin / Équin

Ce n’est pas un secret, ça fait quelques années plus difficiles pour les récoltes qu’on traverse. Je vous entends me dire « Ouin mais on n’a aucun contrôle sur la météo ». Et c’est entièrement vrai. Cependant, si on s’assure de contrôler tous les autres facteurs sur lesquels nous avons une influence, on peut s’attendre également à contrôler, pas complètement, mais à tout le moins un peu plus nos rendements.

Parmi les facteurs que l’on peut contrôler, il y a évidemment le pH du sol qui devrait toujours être optimal mais il y a aussi la fertilisation. On ne peut s’attendre à ce que nos prairies nous donnent leur plein potentiel si leurs besoins ne sont pas comblés. Les prairies, particulièrement les prairies de graminées, ont des besoins assez élevés en azote. Malheureusement, ce sont souvent ces champs qui sont mis de côté et sous-fertilisés. Le tableau ci-bas démontre les résultats obtenus pour différentes fertilisations azotées, à différents moments de la saison de culture, à La Pocatière. Par exemple, une simple application d’urée au printemps permettrait de doubler les rendements par rapport à une parcelle ne recevant pas d’azote alors qu’un fractionnement de l’azote en deux applications, soit au printemps et après la 1re coupe permettrait de presque tripler les rendements de ce même champ.

En plus de l’azote, il est important de ne pas perdre de vue la fertilisation en potassium, en bore et… en soufre ! En effet, dans la même étude réalisée à La Pocatière, on constate que le traitement qui contenait du soufre provenant de l’AMS, a permis d’améliorer le taux de protéines à la première coupe. Et la potasse là-dedans? En plus de viser à améliorer nos rendements pour la saison en cours, la potasse permet d’assurer les rendements des années suivantes en améliorant la tolérance des plantes à la sécheresse ainsi que la survie à l’hiver. La luzerne est une plante très exigeante face à ces éléments et la fertilisation en potassium a été énormément négligée depuis plusieurs années. Il en résulte alors une diminution des réserves de potassium dans le sol. Un ajout de potasse demeure donc non seulement un investissement pour l’année en cours mais aussi pour les années suivantes. Pour plus de détails, n’hésitez pas à communiquer avec votre expert-conseil végétal.