Prévenir et corriger l’obésité chez le cheval

Publié le 19 septembre 2019

« Mon cheval, ye pas gras, y’a des gros os …», « Oui mais y’aime ça de la moulée, ye triste si je lui en donne pas …» Ce ne sont que quelques exemples de phrases que j’entends régulièrement voire même, trop souvent. L’obésité chez le cheval, comme chez n’importe quel mammifère, est un problème réel qui peut avoir de graves répercussions sur la santé et peut même amener des problèmes permanents et irréversibles.

Lorsqu’on parle d’obésité, on devrait également penser à la fourbure puisque celle-ci est l’une des principales complications de l’obésité qui est rencontrée et qui s’avère très douloureuse. C’est pourquoi il est important de prévenir ou corriger l’obésité. Le premier moyen d’y parvenir est évidemment l’activité physique. Pour un cheval obèse, il est recommandé de faire un retour progressif à l’entraînement en augmentant graduellement la durée et l’intensité de chaque session. On considère que le fait d’entraîner un cheval de 1 à 3 heures par semaine correspond à un travail léger. Lorsque l’exercice ne suffit pas à la perte de poids ou qu’il ne vous est pas possible d’entraîner votre cheval assez souvent, c’est par l’alimentation que l’obésité pourra être corrigée ou évitée.

Le point de départ devrait toujours être l’analyse du foin servi à vos chevaux. À la réception du résultat, votre expert-conseil La Coop est alors en mesure d’évaluer la partie des besoins physiologiques qui sont comblés par l’ingestion de foin et ensuite balancer son alimentation avec le bon produit, que ce soit une moulée complète ou un supplément de vitamines et minéraux. Il est important de mentionner que très peu de chevaux ont réellement besoin de moulée mais que tous ont besoin d’un supplément de vitamines et minéraux. Dans le cas des chevaux obèses, ce qui est fréquemment observé c’est que les besoins en énergie sont largement dépassés mais que la plupart des autres besoins ne sont même pas comblés. Votre conseiller La Coop pourra donc s’assurer de combler les besoins en énergie sans toutefois les dépasser. Un supplément sera par la suite choisi selon la quantité de protéines apportées par les fourrages soit, un supplément de vitamines et minéraux avec ou sans protéines.

Un autre mythe circulant dans le monde des chevaux concerne la protéine : à tort, on pense souvent à augmenter le taux de protéines des moulées lorsque l’on veut faire engraisser un cheval. Toutefois, chez le cheval, la protéine n’est pas convertie en énergie et est donc éliminée dans l’urine. C’est pourquoi, peu importe l’objectif poursuivi, il faut s’assurer de ne pas trop dépasser les besoins en protéines puisqu’on se retrouve alors à surcharger les reins qui doivent filtrer et éliminer ce surplus de protéines. Dans tous les cas, il est préférable de vous référer à votre conseiller La Coop qui s’assurera de vous recommander le bon produit, adapté aux besoins de votre cheval selon le foin servi et qui s’assurera que la perte de poids est faite de façon graduelle et sécuritaire.

Voici finalement des photos d’un cheval suivi pendant près d’un an pour une perte de poids : Ulysse, qui est passé d’une cote de chair de 8/9 à une cote de chair idéale de 5/9 totalisant une perte de poids de 130 kg. Ulysse présentait un début de fourbure occasionnée principalement par son surplus de poids. Maintenant, il n’a plus aucune boiterie et peut même faire un retour progressif à l’entraînement.